"Une bonne entreprise pour des reclassements réussis??"

Publié le par Grassvalley.over-blog.fr


bol de rizGrève à Cofidur : les négociations ont échoué

120 ouvriers sur les 240 que compte l'entreprise sont en grève depuis jeudi après-midi. Ils bloquent l'entrée et la sortie des camions de livraison.

À la fin du mois, les ouvriers de l'entreprise d'électronique ont du mal à joindre les deux bouts. Même avec plusieurs années d'ancienneté, ils gagnent à peine plus que le Smic.


+ Dernière minute (mercredi 4 novembre, 15h13) : fin de la grève


Mardi 14 h 30. Elles sont une dizaine d'ouvrières réunies devant la guérite de Cofidur. Depuis jeudi midi, elles, et 110 autres, sont en grève, pour obtenir une augmentation de salaire. La plupart des ouvriers ne touchent que le Smic. « J'ai 13 ans d'ancienneté, et je ne suis payée que 850 € par mois », s'indigne Céline, 35 ans, salariée à mi-temps.

Elle travaille 4 jours par semaine, pour l'entreprise spécialisée dans la sous-traitance électronique. Cofidur fabrique des cartes électroniques, des circuits imprimés... qui composeront par exemple les box ADSL. Les clients sont variés et exercent dans différents domaines : militaire, ferroviaire, aéronautique...

Céline a demandé à passer à temps complet, mais a dû y renoncer. « Il faudrait alors que je fasse garder mes deux enfants, que j'élève seule. Ça me coûterait trop cher. » Pour pouvoir s'en sortir financièrement, elle considère qu'il lui faudrait entre 1 200 et 1 300 € par mois. « Actuellement, c'est très juste. On ne peut pas mettre de côté pour parer à un coup dur : une panne de voiture, la machine à laver qui lâche... »

Pas d'augmentation depuis 15 ans

Les ouvriers, une majorité de femmes, constatent que le prix de la vie augmente, mais pas leur salaire. « La taxe d'habitation, la taxe foncière bientôt la taxe carbone... mais nos revenus, eux, ils restent les mêmes : 1 100 € par mois, pour 5 jours de travail hebdomadaire », déplore Martine, 53 ans. Elle travaille pour Cofidur depuis 4 ans. Avant, elle était chez Flextronics, une entreprise rachetée par Cofidur, et touchait 1 500 € par mois en travaillant seulement 4 jours par semaine. La transition a été rude, et les fins de mois sont difficiles.

Tout comme pour Claudine, 57 ans. « La nourriture est chère pour tout le monde. Je n'ai plus le droit aux aides aux logements, parce que je n'ai plus d'enfants à charge... Je paie tout plein pot. Mais je n'ai eu aucune augmentation depuis 15 ans. »

Hélène, 59 ans, partira à la retraite l'année prochaine. Ça fait 40 ans qu'elle travaille pour Cofidur, et reçoit une prime de 100 € par mois. Elle est bien contente de quitter l'entreprise. « Quand je partirai, j'afficherai mon bulletin de salaires pour manifester ma colère ».

En juillet, au cours de la négociation obligatoire annuelle, les syndicats unis(CGT, CFDT et FO) avaient demandé une augmentation de 2,5 %. Qu'ils n'ont pas obtenu. Un premier mouvement de grève a donc eu lieu. « Nous avons débrayé deux heures pendant trois après-midi », raconte Carole Rouat, déléguée CGT.

Ils ont obtenu une troisième réunion le 29 octobre, mais pas de hausse de salaire. Aujourd'hui, ils revoient leurs exigences à la baisse, et ne demandent plus que 1,5 % d'augmentation. Ils ne l'ont pas non plus obtenu. Deux actionnaires sont venus négocier avec les grévistes, hier en fin d'après-midi. « Mais rien n'a changé », regrette Christophe Yvard, représentant FO.

Le personnel doit décider ce matin, s'il reconduit ou non la grève. Quant à la direction, elle n'a pas souhaité répondre à nos questions.

 

Source (Laval.ma ville)

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Publié dans Presse

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