Technicolor : La gauche hausse le ton

Publié le par Grassvalley.over-blog.fr

Appel d'Atalante ouestfrancePlusieurs membres du PS, d'Europe écologie, du PC, du Parti ouvrier indépendant appellent à l'interdiction des licenciements à Grass Valley et TDF. Et évoquent un meeting commun à la rentrée.
Ils sont élus ou membres d'Europe écologie, du parti ouvrier indépendant, du parti communiste, du parti socialiste ou encore du mouvement « Pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements ». Et tous ont signé l'appel d'Atalante qui réclame l'interdiction des licenciements à Thomson Grass Valley et à Télédiffusion de France (TDF), deux entreprises basées dans la zone d'Atalante à Cesson-Sévigné.

Dans cette première entreprise, filiale du groupe Technicolor, la direction souhaite supprimer 305 postes en France dont 168 à Rennes (sur un effectif global de 400 emplois) et 23 à Brest (sur 73).

A TDF, ce sont 450 à 550 emplois qui sont menacés en France dont environ 60 à Cesson où 140 personnes travaillent.

Pour les initiateurs de cet appel qui a recueilli 600 signatures en six jours, mi-juillet, la situation exige une intervention de l'Etat qui, rappellent-ils, demeure actionnaire (minoritaire) de Technicolor. « L'Etat trouve facilement de l'argent lorsqu'il s'agit de sauver les banques. En revanche, c'est toujours plus vague lorsqu'il s'agit de sauver des emplois », estime Jean-Luc Sicre du mouvement « Pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements ».

Technicolor redevient bénéficiaire

Mais les auteurs de l'appel ne se contentent pas d'interpeller l'Etat. Ils dénoncent également la stratégie de la direction de Technicolor qui vient d'annoncer un bénéfice net de 96 millions d'euros lors du premier semestre 2010. Ainsi que la vente d'une partie de Thomson Grass Valley à un fonds d'investissement américain, Francisco partners. « Aussitôt après cette annonce, l'action Technicolor a grimpé de 11 % en bourse. On a l'impression que les dirigeants jouent au Monopoly », s'insurge Gaëlle Rougier, conseillère régionale Europe écologie.

Du coup, c'est Wilfried Lunel, le secrétaire départemental du parti communiste, qui met les pieds dans le plat. « Les élus devraient avoir un droit de regard sur la gestion des entreprises à qui les collectivités et l'Etat accordent des subventions », insiste-t-il.

Un meeting des partis de gauche ?

Au sein du PS, cette question ne faisait pas encore l'unanimité au printemps. Lorsqu'en mai dernier, Jean-Louis Tourenne, le président du conseil général, avait annoncé qu'il n'accorderait une aide de 171 000 € que si Thomson Grass Valley maintenait son usine et ses emplois à Rennes, ce dernier n'avait guère été suivi par Daniel Delaveau, le président de Rennes métropole, et Jean-Yves Le Drian, le président de la Région.

Désormais, Patrick Leborgne, membre du bureau départemental du PS, assure que le parti socialiste parlera d'une seule voix à la rentrée.

En tout cas, tous les initiateurs de l'appel ne comptent pas en rester là. L'idée d'un meeting commun organisé par les partis de gauche est dans l'air. Autrement dit, les dossiers de Grass Valley et de TDF, essentiellement économiques jusque-là, pourraient prendre une tournure politique à la rentrée...

 

Source (Ouest France /Rennes ma ville)

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Publié dans Presse

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