Le dernier morceau de Grass Valley est vendu - Rennes

Publié le par Grassvalley.over-blog.fr

 

1506PICT1353La reprise de Thomson Video Networks a été conclue hier. La société est l'une des trois entités née du démembrement de Grass Valley, filiale de Technicolor.Dans un communiqué diffusé hier après-midi, le Fonds de consolidation et de développement des entreprises (FCDE) annonce « avoir finalisé un investissement de 6 millions d'euros dans Thomson Video Networks », société basée à Cesson-Sévigné, près de Rennes. La transaction a été conduite « en partenariat avec le management » de l'entreprise, qui quitte ainsi le giron de Technicolor pour voler de ses propres ailes.La reprise de Thomson Video Networks par le FCDE, un fonds d'investissement français mélangeant capitaux publics et privés (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, Axa, Groupama...) créé pour « financer le développement de PME à fort développement », était connue depuis le mois de février. Mais pas le montant de la transaction (6 millions, donc) ni le partenaire impliqué dans ce qui était présenté alors comme un « co-investissement ».Le partenaire mystère est donc un groupe de cadres dirigeants de Thomson Video Networks. Le montant déboursé par ces derniers pour relancer leur entreprise n'a pas été précisé dans le communiqué diffusé hier. « Le FCDE est un excellent partenaire pour nous, estime simplement Christophe Delahousse, le président de Thomson Video Networks. Nous sommes désormais en mesure de réaliser tout notre potentiel en agissant comme une organisation indépendante. »Fin du feuilleton « Grass Valley »La transaction met surtout fin à l'interminable liquidation de Thomson Grass Valley, filiale de Thomson spécialisée dans la vente de matériel pour les chaînes de télévision et les studios de cinéma, un marché en forte récession. Les 87 millions d'euros de pertes enregistrés par Grass Valley en 2009 avaient convaincu Thomson de s'en séparer.Grass Valley employait alors 2 600 personnes dans 24 pays différents, dont 400 à Rennes et 73 à Brest (sur un effectif français de 900 salariés). Mais aucun repreneur n'en voulait. Thomson, devenu Technicolor, a donc dû « restructurer » l'affaire pour la vendre. Un important plan social (plus de 600 suppressions de postes dans le monde, 305 en France, dont 168 à Rennes et 23 à Brest) a donc été lancé en 2010 et la filiale a été découpée en trois morceaux, à acheter séparément. Le premier (la partie « diffusion professionnelle ») a été vendu dès juillet 2010, à un fonds d'investissement américain, Francisco Partners.Le deuxième, l'activité « transmission », qui emploie 291 salariés à travers le monde, a été reprise par une société de conseils en investissements basée en Allemagne, Parter capital group.Le troisième et dernier morceau, la partie « tête de réseaux », était Thomson Video Networks, avec plus de 400 salariés répartis dans 15 pays pour un chiffre d'affaires d'environ 61 millions d'euros en 2009. Le voilà vendu.

Stéphane VERNAY

Source (Ouest France du 04 mai 2011)

 

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Publié dans Presse

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