Trois sites de Grass Valley (Technicolor) en grève contre un plan social

Publié le par Grassvalley.over-blog.fr

collectif0568Trois sites de Grass Valley, une filiale de Technicolor (ex-Thomson), sont en grève pour protester contre les 308 suppressions de postes prévues par la direction et les indemnités de licenciement jugées insuffisantes, a-t-on appris lundi de sources syndicales.

A Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), siège de Grass Valley, le site est bloqué depuis lundi matin, les salariés peuvent entrer mais pas les véhicules et des pneus ont été installés devant l'entrée, selon un porte-parole de l'intersyndicale CFDT-CGT-FO-Sud, Jean-Pierre Ottavi.

Le site de Rennes, où environ 200 salariés sur un peu moins de 300 sont en grève, est entré lundi dans sa troisième semaine de conflit.

Enfin à Brest, environ 40 des 70 salariés ont entamé leur deuxième semaine de grève.

A Rennes et Brest, des tentes ont été installées pour permettre aux salariés de surveiller jour et nuit le site et de s'assurer "que les machines ne partent pas chez les sous-traitants", a précisé Jean-Pierre Ottavi.

Le mouvement de protestation s'est donc élargi lundi au site des Yvelines alors que doit se tenir mardi et mercredi un comité central d'entreprise sur le plan de sauvegarde de l'emploi.

1506PICT1347Thomson Grass Valley France est visé par un plan social prévoyant 308 suppressions de postes dans les différentes activités de l'entreprise spécialisée dans la fabrication de matériel vidéo et numérique et les systèmes de diffusion d'images.

Le groupe Technicolor a annoncé en mars 2010 un plan de réorganisation de ses activités, préalable à un projet de cession de sa filiale Grass Valley, qui a enregistré d'importantes pertes opérationnelles en 2009.

En France, Grass Valley emploie un peu plus de 900 salariés.

"Grass Valley est à vendre depuis 18 mois mais ne trouve pas de repreneur, donc la direction veut vendre par appartements, en créant trois PME, mais ce n'est pas viable, c'est de la folie", estime Jean-Pierre Ottavi au nom de l'intersyndicale.

Par ailleurs, les syndicats contestent vivement le montant des indemnités prévues pour les licenciés.

"Le PSE prévoit 25.000 euros, incluant le supra-légal, pour les non-cadres, et le minimum légal plus un mois pour les cadres: c'est en-dessous de tout", estime le porte-parole.

"La direction veut que tout soit bouclé le 13 juillet mais nous nous y opposerons", a prévenu le syndicaliste.
 

 

Source (Dailybourse - 06/07/2010)

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Publié dans Social

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