Thomson-Grass Valley. Grève reconduite en septembre

Publié le par Grassvalley.over-blog.fr

DSC02969Après douze jours de grève, 20 des 30 salariés de Thomson- Grass Valley bloquaient encore, hier, l'accès à leur entreprise. La dernière journée des négociations, tendue, a été jugée improductive. Le mouvement sera reconduit en septembre.

«Nous, les salariés brestois de Thomson (Technicolor, depuis janvier, NDLR), sommes déterminés à soutenir les propositions de nos élus, à Paris. Nous voulons garder notre emploi et, puisque la direction semble décidée à supprimer 22 postes (sur 73), nous voulons obtenir les meilleures conditions d'indemnisation de départ», a soutenu Christine Le Gall. Hier, à l'occasion de la dernière journée des négociations avec la direction, à Paris, les salariés brestois avaient demandé, par le biais de leurs élus et représentants syndicaux, la révision à la hausse des indemnités de licenciement fixées la semaine passée : outre les indemnités légales, ils ont réclamé des indemnités supra légales de 40.000 € par personne, plus un mois de salaire par année d'ancienneté. «La direction a réagi très vite, assurant que les propositions faites jeudi étaient fermes et définitives. Que celles-ci n'entraient pas dans l'enveloppe», indique Patricia Le Gallou.
 

P290410 07.57La CGT quitte la négociation

Le représentant CGT a alors quitté la table des négociations, après que ses collègues de l'intersyndicale ont accepté de réviser à la baisse leurs exigences. «Ils sont 18 à Paris à nous représenter face à la direction, ils peuvent se serrer les coudes et rester fermes. Nous et nos collègues de Rennes sommes en grève depuis des jours pour les assurer de notre soutien maximum et, là, ils font une proposition à peine supérieure à celle de la direction», ont dit, très en colère aussi, les salariés présents sur le site du Technopôle. «Certes, la période est très difficile car la direction met beaucoup de pression, mais nous ne lâcherons pas et nous prolongerons le mouvement en septembre, quelle que soit l'issue définitive des négociations». Car, pour Christine Le Gall, «le plan de restructuration présenté n'est pas industriel. Il est financier. Et nous savons qu'il y a de l'argent mal redistribué».

 

tablerondeUne table ronde à Rennes jeudi

Autre inquiétude, purement brestoise, celle-là: «Pour tenter de trouver des solutions à la situation actuelle, une table ronde se tiendra à Rennes, jeudi, avec le préfet de région, des représentants de la direction de Technicolor, avec Jean-Yves Le Drian, président de la région, et des élus du personnel de Rennes. Ceux de Brest, en revanche, ne sont pas conviés...». En soirée, hier, les élus du personnel et syndicaux tentaient encore de repousser à la fin de la semaine le délai de signature de l'accord-cadre, qui autoriserait la direction à entamer la procédure de licenciements et à appliquer les conditions du Plan social d'entreprise (PSE) dans les filiales de Technicolor. La direction insistait, elle, pour qu'il soit signé sur-le-champ, comme programmé...

 

Source (Karine Joncqueur - Le télégramme - 14/07/2010)

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