Thomson-Grass Valley bloqué à Brest (29). Tout se jouera lundi et mardi

Publié le par Grassvalley.over-blog.fr

GV07Ils ne lâchent rien. Les salariés de Thomson-Grass Valley, étaient, hier, encore une quarantaine à bloquer l'accès à l'entreprise du technopôle de Plouzané, spécialisée dans le transport et le décodage de l'information numérique. À la fin de la matinée de ce dixième jour de grève, ils ont fait le point avec leurs représentants, de retour de trois jours de négociation à Paris. «Globalement, un certain nombre d'accords sont assez corrects sur l'accompagnement du plan social en ce qui concerne les départs en préretraite», estime Pascal Lareur, de l'intersyndicale CFDT-CGT-FO. Mais deux gros problèmes majeurs persistent. Le premier concerne la menace de suppression de 22 postes sur les 73 du site brestois. « C'est encore beaucoup trop! », s'insurge le représentant syndical. Le second porte sur le montant des primes de départ, loin de satisfaire les grévistes. Ceux-ci exigent «un plancher de 35.000€, plus les indemnités légales et une majoration en fonction de l'ancienneté dans l'entreprise».

 

Fin de la consultation mardi

Des revendications qu'ils auront encore l'occasion de transmettre à leur direction, lundi et mardi, à l'occasion de deux dernières journées de négociations. Dans tous les cas, la journée de mardi marquera la fin du processus de consultation, au terme duquel «tout sera clair et figé, explique Pascal Lareur. Après, il faudrait entrer dans un rapport de force très incertain en cette période de vacances...». En attendant cette échéance, les grévistes ont voté, hier après-midi, la poursuite du blocus de leur entreprise jusqu'à lundi. Dans un communiqué, la CGT métallurgie affirme, quant à elle, son soutien à l'action des salariés : « Les propositions faites par la direction à ce jour ne permettent sûrement pas de sauver l'emploi, en facilitant le départ des plus jeunes et en bloquant les plus âgés au travail».
 

Source ( Le Télégramme - 10/07/2010)

 

info2Les salariés grèvistes estiment que les négociations doivent aboutir. Dans le cas contraire, la grève reprendra avec nettement plus de force à l’entrée de Septembre, souligne le Collectif des salariés. La direction doit désormais réfléchir sérieusement, à la teneur des négociations avec les élus du Comité Central d'Entreprise de TGVF.

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