En grève depuis le lundi 21 juin, à Rennes...
Les salariés de Thomson GV ont cessé le travail, hier. Ce matin, ils décideront s’ils poursuivent leur grève.Cette grève était pressentie depuis quelques jours. Hier matin, lors d’une assemblée générale à Thomson Grass Valley, la majorité des salariés présents à décider de cesser le travail. « Nous avons organisé un vote à bulletins secrets pour qu’il n’y ait aucune discussion possible sur le résultat », explique l’un des membres du collectif des salariés. Résultat : 115 personnes se sont prononcées en faveur d’une grève reconductible; 50 ont voté contre et 32 se sont abstenues.
Dès hier matin, plus aucun matériel ne sortait donc des ateliers de production de Grass Valley, à Cesson-Sévigné. Cette unité du groupe Technicolor conçoit mais aussi fabrique du matériel destiné aux studios de cinéma et de télévision. Et notamment des cartes électroniques pour les caméras.
Plus que jamais, les salariés dénoncent le plan social annoncé par la direction, fin mars : 625 postes supprimés à travers le monde, dont 182 à Cesson-Sévigné où 400 personnes sont employées. D’une part, ils ne comprennent pas que la direction maintienne ce plan alors « que les commandes reprennent. Des responsables de production ont même demandé à certains salariés d’annuler leurs congés pour pouvoir assurer les commandes », n’en revient pas Dominique Millet de la CFDT.
Rassemblement Jeudi
D’autre part, les grévistes s’inquiètent des conditions dans lesquelles auront lieu les départs volontaires et les licenciements. « Pour l’instant, on ne sait rien ! », s’exclame un salarié. Ce que dément la direction, qui précise que ce sont les élus qui ont refusé le principe des départs volontaires.Avec cette grève, les salariés espèrent faire pencher la balance en leur faveur. Aujourd’hui et demain, deux nouvelles réunions du comité central d’entreprise doivent justement aborder les conditions économiques et sociales de ce plan social.
Jeudi, l’ensemble des salariés français de Grass Valley hausseront le ton. Un rassemblement du personnel de Brest, Conflans-Sainte-Honorine et de Cesson est prévu à Rennes. Mais dans l’immédiat, la direction, elle, maintient son plan. Jeudi dernier, lors de l’assemblée générale des actionnaires de Technicolor à Paris, Frédéric Rose, le directeur général, a confirmé que le groupe entendait bien vendre Grass Valley, aussitôt après avoir supprimé 327 postes en France.
Source (Ouest-France - 22/06/2010)
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