L'histoire se répète...
Le souhait exprimé par Jean Pierre Raffarin en 2003, avait à l'époque fait hurler les syndicats : pour aider les entreprises à réussir leurs plans de licenciements, il fallait contraindre les salariés à accepter un poste dans une entreprise qui recrute, même si ce n'était pas dans le même secteur d'activité, même si ce n'était pas avec un salaire équivalent.
Déjà à l’époque, la logique de productivité financière visait à abaisser toujours plus le coût du travail, au détriment des travailleurs placés dans des conditions d'embauches de plus en plus précaires.
Le choix des actes: les temps changent et la défense des salariés, aussi.
A Rennes en 2010, le syndicat majoritaire de Thomson Grass Valley ne semble pas être offensé par les différentes « offres d’emplois » de la direction de Thomson Grass Valley de Cesson Sévigné. En effet, par son mutisme l'organisation syndicale valide l’approche des dirigeants demandant des volontaires pour fabriquer les mêmes produits chez un sous-traitant, situé à 70 kms de l’usine d’origine ou encore pour voguer vers les nouveaux horizons du Télémarketing, du côté de Vitré. Pour toutes ces "offres", la main d’œuvre serait payée 20 à 25% moins chère, dans le meilleur des cas.